MRI Stress Testing 1

Tests de résistance des systèmes IRM

Nous soumettons nos systèmes IRM à une batterie de tests.

Marion Deschatres

|

Que se passe-t-il si un appareil IRM est percuté par un objet magnétique ? Si de mauvais paramètres sont définis avant un examen ? Si une table d’examen se bloque pendant une urgence ? Les incidents pouvant compromettre le bon déroulement d’un examen IRM sont divers et variés. Pour parer à toute éventualité, nos systèmes IRM subissent des tests rigoureux pour répondre à des critères stricts de sécurité, de fiabilité et de durabilité. 



    L’extérieur d’un appareil IRM doit être à même de supporter un grand nombre de contraintes. Il doit pouvoir résister aussi bien aux influences environnementales (température ou conditions de transport) qu’aux éventuels dommages dus aux chocs. Ainsi, un système IRM génère un champ magnétique susceptible d’attirer des objets métalliques se trouvant dans son environnement immédiat, ce qui pourrait provoquer un fort impact au contact de l’appareil compte tenu de la force du champ magnétique.

    Pour s’assurer que la surface de l’appareil IRM est suffisamment stable pour résister à des chocs intempestifs, on simule des impacts à l’aide d’une bille d’acier. Le protocole d’essai comporte deux tests : on vérifie d’abord la résistance du matériau extérieur sous l’effet de la chaleur. Aucune rétraction ou déformation ne doit se produire, même après refroidissement. On teste ensuite la résistance de la surface en laissant tomber une bille d’acier en chute libre. La pièce testée est alors examinée pour détecter la présence éventuelle de fissurations ou de marques de pression.

    La surface directe et les ouvertures sont inspectées de près. De très nombreux câbles et fils courent sous l’enveloppe de l’appareil IRM. Indispensables au bon fonctionnement du système, ils constituent autant de sources potentielles de danger. Pour vérifier que les patients ne risquent pas d’accrocher involontairement ou d’entrer en contact avec des fils électriques sous tension, les ouvertures et les cavités de l’appareil sont examinées à l’aide d’un doigt d’épreuve articulé. Il s’agit à la fois d’assurer la sécurité du patient et celle du système. Ce test permet de détecter les dangers potentiels à un stade précoce.

    La sécurité et la fiabilité d’un appareil IRM dépendent de tous les éléments du système. Comme la table assure le déplacement du patient pendant l’examen, elle doit répondre aux exigences de sécurité les plus élevées. Pour chaque table, on effectue, entre autres, les tests suivants en fin de chaîne de production :

    1. Un fantôme de 270 kg est placé sur la table.

    2. Le bon fonctionnement des freins est ensuite vérifié.

    3. Puis la mémoire de position de la table est mesurée à l’aide d’un laser. On s’assure ainsi que la table s’arrête toujours aux mêmes repères préréglés.

    4. Vient ensuite un test d’endurance, avec des mouvements de montée, de descente...

    ...d’entrée et de sortie d’un dispositif reproduisant le tunnel de l’appareil IRM.

    La fiabilité d’un système IRM dépend notamment de l’environnement immédiat d’installation de l’appareil. Si le service IRM d’un hôpital est situé au troisième étage d’un bâtiment, les vibrations causées par les étages supérieurs et inférieurs peuvent avoir un impact sur le système. Il en va de même pour les vibrations provoquées par un trafic routier intense à l’extérieur du bâtiment. Mais comment reconstituer un tel scénario ? Nous avons aménagé à cet effet une pièce spéciale dans laquelle le sol se met à vibrer sur simple pression d’un bouton. Pendant la phase de développement du produit, nous avons placé les systèmes IRM dans cette pièce afin de tester leur réaction aux vibrations et de nous assurer qu’ils continuent à fonctionner parfaitement.

    C’est à l’intérieur d’un système IRM que toute la magie opère. Les signaux électriques sont transmis, traités et renvoyés. Les ondes électromagnétiques sont enregistrées et converties en images cliniques. Ce processus doit pouvoir fonctionner avec fiabilité et fluidité.  

    Lors d’un examen IRM, les données d’imagerie sont générées, par exemple, à l’aide de bobines corporelles, puis transmises au logiciel du système. Pour que le traitement des données puisse se dérouler correctement, tous les connecteurs doivent fonctionner parfaitement et tous les signaux doivent être reconnus par le logiciel. C’est pour cette raison qu’un test des connecteurs est intégré à la production des tables d’examen. Après vérification des connecteurs pour détecter d’éventuels défauts, ces derniers sont montés sur la table d’examen et le logiciel exécute le programme de test. Un bras robotisé aide le testeur à repositionner à chaque fois les connecteurs jusqu’à ce que le programme donne son feu vert pour l’ensemble des séquences réalisées.

    Avant qu’un système IRM puisse être testé en toute sécurité avec des volontaires, Hugo le fantôme doit subir toute une série d’examens IRM. Durant cette batterie de tests, nos collègues vérifient la sécurité de l’appareil pour les sujets humains : les paramètres du logiciel sont contrôlés, le système est manipulé et des messages d’erreur sont délibérément provoqués afin d’évaluer les réactions de l’appareil. La tâche du logiciel consiste à poser des questions pertinentes à l’opérateur en cas d’erreurs de paramétrage : le poids du patient est-il vraiment de 400 kg pour une taille de 130 cm ? Ces paramètres sont-ils corrects ? Voici comment le système réagit :

    Ce n’est que si le logiciel reconnaît et demande la validation de toutes les manipulations effectuées par l’opérateur que le système est prêt pour la dernière phase de test : l’examen de sujets humains.
    Pour plus d’informations sur l’imagerie par résonance magnétique, cliquez ici.